Ittas project: Rencontre de jeunes en Croatie

Ittas project, Croatia, Samobor 2018

 

La maison des jeunes de la Baraka a participé cet été à un échange de jeunes issus de différents pays et milieux culturels via le programme d’échange Erasmus +.

Nous avons été accueillis dans la ville de Samobor en Croatie.

L’intitulé du projet Ittas (Intercultural Travel Through Art and Sport), voyage d’échange interculturel à travers le sport et l’art, avait pour but de se faire rencontrer des jeunes de disciplines sportives différentes. Ce projet a permis à de jeunes judokas belges, des jeunes danseurs de la maison des jeunes de la Baraka, des rugbymen français, des footballeurs norvégiens et nos hôtes croates de se rencontrer et de partager leurs expériences d’inclusion par le sport et l’art. Au total près de 42 jeunes de 15 à 20 ans ont participé à cet échange.

Acte 1 : première rencontre

La délégation belge dont nous faisons partie est composée de jeunes danseurs et de jeunes judokas. La première rencontre avec les judokas se passe dans le hall de l’aéroport de Cologne d’où nous sommes partis pour Zagreb. Même si leurs passions sont différentes, les liens se tissent et l’excitation monte surtout pour ceux (près de la moitié) dont c’est la première expérience aéronautique.

Arrivés à Zagreb, nous sommes reçus par les animateurs croates, pressés de quitter le parking de l’aéroport, et pour cause, l’avion ramenant les joueurs finalistes de la coupe du monde de foot doit atterrir 30 minutes après le nôtre. Les Croates arrivent alors en masse pour acclamer leurs héros. Pour nous c’est direction Samobor, petite ville touristique située à 30 minutes de là. Nous sommes accueillis à l’auberge de jeunesse située dans le petit mais charmant centre-ville entouré de montagnes verdoyantes.

Acte 2 : Enfin tous réunis et c’est parti !

La première rencontre avec les Norvégiens est assez courte, fatigués de leur long périple, ils ont eu, en plus, le malheur d’atterrir après les héros croates, les autoroutes étant alors bloquées par le flux des supporters. Ils sont arrivés tard le soir et n’avaient qu’une envie : se reposer.

Les Français sont arrivés le lendemain matin, la bouche en cœur, fiers de leur coupe du monde remportée, mais aussi de leur périple à travers le continent : ils sont venus en camionnette en 2 jours de voyages depuis Toulouse.

Une fois tous réunis, les jeunes sont rassemblés pour établir les règles de vie commune et s’informer du programme et des tâches qu’ils devront effectuer durant cette semaine.

Acte 3 : les activités, les échanges

À tour de rôle, chaque groupe est chargé de présenter son pays lors d’une soirée. Ils doivent également présenter une activité, si possible en rapport avec leurs passions ou leurs talents durant la journée.

Ces journées étaient de loin les plus intéressantes. Elles ont permis aux jeunes de se mettre en avant, en tant que représentants de leurs passions, leurs pays, mais elles ont surtout servi à aiguiser la curiosité des autres jeunes qui parfois n’avaient jamais quitter leur pays ou même leur quartier et d’autres qui n’avaient jamais pratiqué une autre discipline sportive ou artistique que la leur.

Ensemble ils ont dû préparer leurs activités et faire une présentation originale sur leur pays et ses spécialités lors d’une soirée.

Acte 4 : les missions

Après une présentation de Ibrahim, un animateur vidéo norvégien, il a été demandé aux jeunes de filmer le plus possible avec leurs téléphone portable et autres appareils. Chaque pays a eu pour mission de filmer un autre pays ou faire une présentation originale de leurs expériences vécues.

Pour voir la vidéo réalisée par notre team de choc voici le lien : Cliquez ici !

Une deuxième mission a été l’organisation en commun d’une activité sportive pour le dernier jour. Après plusieurs discussions, ils ont opté pour l’organisation d’une sortie Kayak sur la rivière Kupa, frontière naturelle entre la Slovénie et la Croatie. Cette super journée bien que fatigante fut clôturée par l’évaluation, qui fut plus que positive, que ce soit du point de vue des jeunes ou des animateurs.

 

Les aurevoirs :

C’est souvent à ce moment-là que nous pouvons évaluer le réel succès de ce type de projet. Lorsque personne ne veut vraiment rentrer et que les accolades et embrassades sont longues et larmoyantes. Il y a eu de vraies rencontres, les barrières sont tombées les unes après les autres, que ce soit la langue, les origines, les passions ou les genres. Aujourd’hui encore les jeunes sont en contact et se suivent via les réseaux sociaux et les photos et vidéos partagées. Durant le voyage du retour, ils n’avaient qu’une phrase à la bouche « quand est-ce qu’on se revoit tous ? »